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La fierté d’offrir des nouveaux services
Simon Martin, Blue Line Magazine
Mars 2011
Pour répondre à la demande émergente de services accrus, Les Commissionnaires Grands Lacs a lancé une nouvelle unité d’enquête en décembre.
« Une unité d’enquête liée à une entreprise comportant un volet de consultation en sécurité, c’est un ajout naturel », affirme le directeur, Tom O’Carroll, ancien détective aux services de police métropolitains de London et directeur des enquêtes chez Microsoft Canada. Fort de ses plus de 30 ans d’expérience, « dans l’industrie des enquêtes, mon point fort se situe dans le travail avec le secteur privé », précise-t-il.
La nouvelle unité offre les quatre grands services suivants :
- Diligence raisonnable : Savoir avec qui vous travaillez. Puisque de plus en plus d’ententes commerciales sont conclues outre-mer, Les Commissionnaires tire profit de son réseau mondial pour déterminer la solidité financière et la légitimité des individus et des corporations, indique monsieur O’Carroll.
- Enquêtes sur fraude : « Certains cas de fraudes font l’objet de poursuites au criminel, affirme monsieur O’Carroll, mais d’autres tombent plutôt dans le domaine des poursuites au civil. Nous pouvons nous assurer que ce qui est transmis aux policiers a des fondements de poursuites au criminel. »
- Soutien aux litiges : Aider les avocats à recueillir l’information, parcourir des documents et produire des rapports détaillés et des présentations pour les tribunaux.
- Cas de propriété intellectuelle : Aider les clients à prévenir la contrefaçon de leurs produits.
« Nous sommes ravis d’avoir entrepris nos activités, explique monsieur O’Carroll. Ce qu’il y a de bien avec le milieu des enquêtes, c’est que la demande est forte. Nous serons occupés. »
L’organisation a vu le jour en Angleterre après la guerre de Crimée. Le Capitaine Edward Walter a fondé le Corps des Commissionnaires en 1859, afin d’aider les anciens combattants à réussir la transition vers la vie civile. Créé au Canada en 1925, Les Commissionnaires compte désormais 17 divisions et des bureaux dans les dix provinces et les trois territoires. L’organisme emploie plus de 20 000 anciens policiers, militaires et personnes compétentes qui fournissent des services de sécurité à des organismes publics et privés.
L’un des principaux défis qu’entrevoit monsieur O’Carroll pour sa nouvelle unité sera de rallier l’industrie privée.
« Le passé et l’histoire de Les Commissionnaires sont réputés au sein des gouvernements fédéral et provinciaux, constate-t-il, mais nous demeurons relativement inconnus dans le secteur privé. » Monsieur O’Carroll, également vice-président de la Chambre de commerce Canada-Grande-Bretagne, déclare qu’il fera savoir aux entreprises et aux chambres que Les Commissionnaires représente un choix concurrentiel.
Programme de retour au travail
Joanne Bradley était dévastée. Pendant la formation précédant son déploiement en Afghanistan avec les Forces armées canadiennes, elle est devenue malade et a obtenu un diagnostic de sclérose en plaques.
« J’avais vraiment hâte d’aller outre-mer, raconte-t-elle. Pour moi, le plus grand honneur qu’on puisse conférer à un soldat, c’est celui de servir son pays. Quand j’ai découvert que je ne pourrais pas le faire, j’ai eu une période de dépression. »
Commis administrative et financière, madame Bradley pensait qu’il serait difficile de retourner dans les forces armée. « Chaque fois que je parle à quelqu’un, cette personne me demande : “Oh, tu étais dans l’armée ? Es-tu allée en Afghanistan ?” Je devais répondre : “Malheureusement pas.” C’était mon rêve. »
Il lui a fallu un certain temps pour digérer la nouvelle, mais madame Bradley a rencontré un coordonnateur de retour au travail de l’armée, qui l’a inscrite au programme de Les Commissionnaires. « Je vais pouvoir acquérir une expérience au civil et faciliter ma transition vers la vie civile », dit-elle. Madame Bradley travaille maintenant au service de paye de Les Commissionnaires et est reconnaissante de l’occasion qui lui est offerte.
Madame Bradley est l’une des nombreuses militaires à participer au Programme de retour au travail de Les Commissionnaires chaque année. Ce programme est conçu pour jumeler des personnes qui ne sont plus aptes à servir à des possibilités d’emploi qui répondent à leurs besoins.
« Notre politique est très simple, explique Capitaine Paul Guindon. Nous ne refusons personne. Nous leur trouvons des possibilités en tenant compte de leur état ». Monsieur Guindon, président du Comité national de Les Commissionnaires, affirme avoir supervisé 15 anciens combattants qui se sont inscrits au programme cette année, à Ottawa seulement. Selon lui, chaque cas est différent. Il est donc est important de faire preuve de flexibilité.
En novembre, Les Commissionnaires a signé un protocole d’entente avec le ministère de la Défense nationale et les Forces armées canadiennes afin d’employer les anciens combattants blessés au combat. D’après monsieur Guindon, ce protocole officialise l’engagement de Les Commissionnaires envers le Programme de retour au travail, qui a vu le jour en raison de la participation du Canada en Afghanistan.
« Nous avons le mandat de fournir des possibilités d’emploi intéressantes et enrichissantes aux anciens combattants, dans un environnement valorisant. C’est un mandat plus pertinent que jamais », croit-il.
Madame Bradley s’adapte à son nouveau travail et trouve que Les Commissionnaires propose un milieu de travail très tolérant. « Je peux adopter un horaire modifié, ce qui m’aide vraiment beaucoup », remarque-t-elle.
L’éthique de travail est très semblable à celle de l’armée, ajoute-t-elle, ce qui a facilité sa transition. Même si elle a abandonné son rêve de servir en Afghanistan, cette nouvelle étape lui apporte la paix de l’esprit.
« Maintenant, quand on me demande “Où travailles-tu ? ”, je réponds : “Oh! Chez Les Commissionnaires”. C’est quelque chose de nouveau dont je peux être fière. »
Récompenser l’emploi
Le mandat de Les Commissionnaires, qui consiste à fournir des emplois enrichissants aux anciens militaires et policiers, n’a pas changé depuis sa fondation, en 1925. Les possibilités d’emploi dans les secteurs de la sécurité, du maintien de l’ordre, des services d’identification et d’autres encore sont ouvertes à tous, qu’il s’agisse de personnes qui ont déjà servi ou qui désirent simplement acquérir de l’expérience avant d’entreprendre une carrière dans les forces de l’ordre.
D’après l’organisme, les employés baignent dans une culture empathique et familière, qui reflète la structure et les valeurs de l’ensemble de ses membres. Il promet d’offrir la formation en sécurité la plus complète et la plus avancée de l’industrie, un salaire compétitif et des possibilités d’emploi aux quatre coins du pays.
Comptant plus de 20 000 employés et 44 bureaux d’un océan à l’autre, Les Commissionnaires assure la protection d’aéroports, de ports maritimes, d’établissements gouvernementaux et d’entreprises commerciales. Selon l’organisme, les gouvernements provinciaux et municipaux et les services policiers y recourent pour faire appliquer les règlements et sécuriser des lieux névralgiques, fournir des services d’identification et de prise d’empreintes, des certificats de bonne conduite, des pardons et plus encore.
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