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Un nouvel emploi idéal pour un ancien combattant de l’Afghanistan
Il mettra des compétences acquises à l’étranger au profit du service de contrôle du stationnement
Doug Schmidt, The Windsor Star
Le 3 novembre 2010
De retour à Windsor à la suite de son tour de service en Afghanistan avec les Forces canadiennes, Ian Carey s’est retrouvé dans le même bateau que tant d’autres dans la capitale nationale du chômage – il ne trouvait pas d’emploi.
Carey, un caporal-chef de la Réserve âgé de 26 ans rattaché au « Essex and Kent Scottish Regiment » qui s’est valu tous les éloges de son commandant pour son rendement durant sa première affectation outre-mer, était réduit à se demander quoi faire.
Dans le cadre de son immersion bien rémunérée de 18 mois dans les Forces canadiennes, il a passé six mois dans une zone de guerre où il a participé à la formation de la police militaire afghane. Son rêve était de devenir un policier à son retour, mais « la liste d’attente est très longue ».
Heureusement pour lui, Lcol Morris Brause, son commandant EKS, est également le directeur général de la division de Windsor de Les Commissionnaires, un organisme sans but lucratif établi il y a 85 ans avec le mandat d’offrir des emplois valorisants aux anciens militaires et policiers.
« Il m’a mis la puce à l’oreille en me disant de venir voir Les Commissionnaires si j’avais des problèmes », a indiqué Carey.
Plus tôt cette année, le conseil municipal a voté en faveur de l’impartition des services d’application des règlements de la ville et le contrat a été accordé à Les Commissionnaires. Par conséquent, les fonctions ont été confiées à 14 employés contractuels, dont Carey, en date du 4 octobre. « Les membres des Forces canadiennes sont des gens extraordinaires qui ont d’excellentes compétences à contribuer à notre organisme », a souligné Brause.
Carey précise en outre que sa formation militaire, ses huit ans dans la Réserve, et ses expériences à l’étranger lui ont montré comment relever les défis de son travail avec patience et détermination. Par exemple, l’entregent et la capacité de maintenir son calme acquis en Afghanistan lui sont très utiles pour la gestion de parents qui filent à toute allure dans les zones à accès limité ou les zones scolaires pour déposer et ramasser leurs enfants.
« Il s’agit de transformer le négatif en positif », a-t-il ajouté en précisant qu’une partie de son rôle consiste à sensibiliser les gens à ce qu’il fait et aux raisons pour lesquelles ils pourraient être passibles d’une contravention.
Lors d’une cérémonie tenue lundi au quartier général de la Défense nationale à Ottawa, Les Commissionnaires, les Forces canadiennes, et le ministère de la Défense nationale ont signé un protocole d’entente concernant l’embauche de militaires blessés dans l’exercice de leurs fonctions. Bien que Carey n’ait pas été blessé durant son affectation à l’étranger, Brause soulignait que l’un des objectifs de la cérémonie, et d’ailleurs la raison d’être de son organisme, était de faire en sorte que les militaires sachent que quelque chose les attend à leur retour.
« Nous croyions que l’occasion présentait un moment opportun de faire connaître notre mandat. Surtout avec le rapatriement de militaires affectés en Bosnie et Afghanistan », a ajouté Brause.
Bien qu’il s’agisse d’un protocole d’entente sur le « retour au travail », Brause préconise le principe du « droit au travail » relativement aux militaires à la recherche d’un emploi civil à la suite de leur service.
Sous la direction de Brause, qui est la barre depuis moins d’un an, l’effectif de cette division de Les Commissionnaires est passé de 50 en février à 110 aujourd’hui.
« Nous connaissons une croissance phénoménale », a-t-il ajouté. Les Commissionnaires, le plus important fournisseur de services de sécurité du Canada, compte quelque 20 000 employés au sein d’une fédération d’entreprises indépendantes comme celle que dirigent Brause et un conseil de gouverneurs.
Bien qu’il reconnaisse le potentiel d’une carrière avec Les Commissionnaires, Carey rêve toujours de devenir un agent de police. Une des choses qu’il apprécie énormément de son employeur, c’est l’appui qu’il lui accorde quant à la poursuite de son travail de réserviste.
Les mardis, après une journée de travail comme agent municipal d’application des règlements, Carey change d’uniforme et passe la soirée à former ses collègues réservistes sur les techniques de patrouille militaire et de maniement des armes.
« Il est une source d’inspiration pour les autres », a indiqué Brause, son patron et commandant.
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