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Les Canadiens se prononcent en faveur des options d’emplois pour les militaires : sondage
Adrian Alleyne, Leader-Post
Le 10 novembre 2008
Il se dégage un fort consensus parmi les Canadiens relativement à l’importance de veiller aux besoins des anciens combattants et des réservistes, notamment en matière d’emploi.
Les Commissionnaires a commandé un sondage afin d’évaluer les attitudes des Canadiens à l’égard des débouchés d’emplois pour les anciens combattants et la protection des emplois des réservistes appelés à servir dans les Forces armées.
Selon ce sondage, 89 % des Canadiens estiment qu’il nous incombe d’aider les anciens combattants à trouver des emplois valorisants et 88 % des Canadiens croient que les emplois civils des réservistes appelés à servir devraient être protégés durant leur affectation.
« Nous étions agréablement surpris de constater à quel point la population canadienne est bien renseignée à ce sujet. La vaste majorité des Canadiens, plus de 80 %, croit que nous devrions aider les militaires à trouver des emplois valorisants à la fin de leur service dans les Forces », a souligné Cliff Walker, Chef de direction, Les Commissionnaires du Sud de la Saskatchewan.
Ce sondage téléphonique par échantillons aléatoires a été mené auprès de 1 000 Canadiens du 20 au 27 août 2008 par la firme Nanos Research de Toronto.
« Nous estimions qu’il était important de réaliser ce sondage afin d’établir si nous devions sensibiliser la population canadienne davantage afin de rehausser le profil des anciens combattants du Canada », a-t-il précisé.
« Comme exemple d’emploi valorisant, je citerais le travail que font ceux qui montent la garde à l’Assemblée législative ou à l’aéroport, qui offrent un service de sécurité à la Division “F” de la GRC, ou qui gèrent le stationnement et la sécurité des résidences de l’Université de Regina », a ajouté Walker.
Les résultats du sondage n’étaient toutefois pas sans surprises ; notons à ce titre le fait que 66 % des Canadiens associent le terme ancien combattant à une personne plus âgée, tandis que 25 % des Canadiens l’associent à une personne dans la vingtaine ou la trentaine.
« Pour plusieurs, la notion d’un ancien combattant évoque des images de la Seconde Guerre mondiale ou la guerre de Corée. Néanmoins, nous avons aujourd’hui une toute nouvelle génération de jeunes anciens combattants », a précisé Walker.
« Lorsque la Princesse Anne a visité Regina en juin 2007, elle a dévoilé une plaque commémorant des soldats tombés au combat en Afghanistan et d’autres jeunes qui ont perdu la vie. Je dois vous avouer que j’étais abasourdi de voir de si jeunes femmes décorées de la Croix d’argent, parce que, pour moi, une Mère de la Croix d’argent devait nécessairement être une dame âgée de 80 ou 90 ans dont le fils a péri sur le champ de bataille de la Seconde Guerre mondiale. »
« Ces femmes cependant n’étaient pas plus vieilles que 38, 39, ou 40 ans. Comment était-ce possible qu’elles puissent être des Mères de la Croix d’argent ? C’était toutefois assez évident ; les soldats morts au combat n’avaient que 18 à 20 ans et ces dames étaient leurs mères. À y penser, j’ai réalisé que les Mères de la Croix d’argent de la Seconde Guerre mondiale n’étaient pas des octogénaires – c’étaient des jeunes femmes qui pleuraient la perte de leurs fils. Je crois qu’il est important de sensibiliser les gens au fait que les anciens combattants ne sont pas juste des personnes d’un certain âge. »
« L’on pourrait dire que les réservistes rendent un service double à la société – ils servent leur pays en leur qualité de membre des Forces et de citoyen. Bien qu’ils aient des responsabilités et des emplois civils, ils prennent le temps de suivre la formation nécessaire afin de servir et de protéger leur pays », a affirmé Walker.
C’est précisément pour cette raison que Les Commissionnaires a été établi – pour offrir des options emplois aux membres des Forces. Initialement fondé en 1925 pour servir les anciens combattants de la Première Guerre mondiale, l’organisme s’est répandu après la Seconde Guerre mondiale.
« L’organisme était originalement établi dans l’Est canadien. Après la Seconde Guerre mondiale, la décision a été prise d’établir une division du Corps des Commissionnaires dans le Sud de la Saskatchewan et une autre dans le Nord de la Saskatchewan », a précisé Walker.
« Nous étions neuf employés au début ; aujourd’hui la division de Regina, qui protège cette province depuis 60 ans, recense 565 hommes et femmes vertueux qui continuent à servir le Canada et la Saskatchewan. »
aalleyne@leaderpost.canwest.com
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