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Les empreintes digitales entrent dans l’ère numérique

Les Commissionnaires offre désormais un service d’empreintes digitales numériques

Neil Sutton, Securing the Nation
Le 1 octobre 2008

Une technologie numérique très prometteuse propulse les empreintes digitales, l’une des plus anciennes technologies de sécurité, dans une ère nouvelle où le scanneur remplace « l’encreur ».

L’ancienne méthode de prise d'empreintes à l'encre trouve son origine en Chine au 9e siècle à l'époque où les empreintes digitales des marchands servaient à garantir un titre de créance. L’utilisation des empreintes digitales à des fins d’identification criminelle remonte cependant au 18e siècle alors qu’un policier argentin réussit à soumettre une empreinte digitale en preuve lors d’un procès pour meurtre.

Dès lors, les empreintes digitales devenaient la norme pour les agences de police à travers le monde. Cependant, les anciennes méthodes à l'encre font maintenant place à l’électronique.

La technologie numérique remplace le tampon encreur par un scanneur optique permettant de capter les empreintes et de les sauvegarder en format électronique.

« Le principal avantage de cette technologie est la rapidité », souligne Jim Watts, Président et Directeur général de Les Commissionnaires, division des Grands Lacs, l’une des rares entreprises canadiennes autorisées par la GRC à prendre des empreintes digitales à son nom.

« Avec l’ancien système à l’encre, on devait se rendre au bureau pour faire prendre ses empreintes sur un formulaire de la GRC. Le formulaire était ensuite posté aux locaux de la GRC à Ottawa et l’on devait ensuite attendre, attendre encore, et attendre davantage. Typiquement, les délais de traitement pouvaient s’étendre sur une période de quatre à six mois », précise-t-il.

La technologie numérique permet de transmettre les empreintes digitales à la base de données de la GRC par voie électronique, ce qui entraîne une réduction considérable des délais d’attente.

« Nous promettons des résultats dans les 10 jours. Dans les faits, les délais de traitement ne sont que d’environ 12 secondes. Il nous est même arrivé de recevoir des résultats de la GRC le même jour », affirme-t-il.

« La clé de la réussite pour la gestion de donnée dans un contexte légal réside dans la facilité d’accès, de récupération, et d’échange, souligne Steve Hunt, Directeur de la société Hunt Business Intelligence établie à Evanston (Illinois). La numérisation des empreintes digitales pourrait s’avérer immensément bénéfique devant le déluge actuel de données. »

Depuis qu’elle a adopté cette technologie il y a quatre ans, la GRC fait la transition entre les processus de prise d’empreintes sur papier et les processus numériques. Le projet, nommé Identification en temps réel (ITR) et créé en réponse à la croissance des demandes pour des empreintes digitales après les attentats du 11 septembre, devrait être terminé vers la fin de l’année.

« Nous avons franchi un nombre d’étapes intermédiaires en cours de route, souligne M. Watts. Un moment donné, les empreintes étaient transmises par voie électronique à la GRC qui les imprimait et les traitait de la même façon que les empreintes reçues par la poste. L’intégration complète du système en mars 2007 permettait la transmission des empreintes directement à la base de données de la GRC à des fins de traitement sans nécessiter de copies sur papier. »

Les gens ont recours aux technologies de prise d’empreintes digitales pour une multitude de raisons, comme les demandes d’immigrant admis ou de citoyenneté, les demandes d’adoption, ou les demandes de pardon pour une infraction criminelle.

« Par exemple, vous auriez besoin de faire prendre vos empreintes digitales pour faire rayer une condamnation pour conduite avec facultés affaiblies inscrite à votre dossier il y a 20 ans », poursuit M. Watts. Il précise en outre que son entreprise collabore avec les entreprises de camionnage qui doivent régulièrement transmettre des empreintes digitales aux États-Unis afin d’obtenir des visas.

La rapidité avec laquelle il est possible de traiter les empreintes digitales numériques facilite l’ensemble des processus, souligne-t-il. « Si, par exemple, vous soumettez une demande d’adoption, de visa, ou d'immigration, votre dossier demeure en attente jusqu'à ce que vous obteniez vos résultats. Le fait que le nouveau système soit électronique signifie que les empreintes sont transmises directement de nos bureaux à la base de données de la GRC. »

Cependant, M. Watts souligne que l'efficacité des empreintes numériques ne condamne pas nécessairement l’ancienne méthode à sombrer dans la désuétude, puisque certaines juridictions ne sont pas encore entrées dans l’ère technologique.

« Disons par exemple que vous vouliez un permis de chasse valide au Montana. Il serait nécessaire de rouler vos doigts dans l’encre pour prendre vos empreintes sur papier et de les envoyer au Montana », précise-t-il.

Bien que Les Commissionnaires étudie d’autres technologies de reconnaissance biométrique, comme la lecture de l’iris, les empreintes digitales demeureront en toute probabilité la norme en matière d'identification, et ce, partiellement parce qu'elles sont en usage depuis si longtemps.`


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