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Menace contre une ministre. Un homme arrêté après avoir proféré des menaces dans un bureau du ministère des Services communautaires.

The Chronicle-Herald
Le 6 mars 2008

Nos employés

Les enfants de Judy Streatch, ministre des Services communautaires, ont appris mercredi, par les bulletins de nouvelles, que des menaces de mort avaient été proférées à l’endroit de leur mère.

« Ils l’ont très bien pris lorsque je leur en ai parlé », a précisé la députée pour Chester-St. Margarets en parlant de ses quatre enfants.

« Ma vie n’était jamais en danger », leur a-t-elle dit. « N'empêche que c’est bouleversant pour un adolescent de voir sa mère aux nouvelles, surtout lorsqu’elle est un personnage public ».

Selon la police régionale de Halifax, un homme se serait rendu aux locaux de la ministre sur la rue Spring Garden mardi vers 11 h 30 où il aurait proféré des menaces à son endroit et ensuite quitté l’édifice. Il a été arrêté vers 22 h 20.

Gary John Dixon, 47 ans, résident de la rue Raymoor à Dartmouth, a comparu brièvement mercredi après-midi devant la Cour provinciale de Halifax.

Accusé d’avoir proféré des menaces, M. Dixon, qui a déjà trois condamnations au criminel datant de 1997, a été libéré sur cautionnement de 1 000 $ et sujet à nombreuses conditions, dont celle d’éviter tout contact avec Mme Streatch, et les commissionnaires Marc Perron et Murray Bauer.

M. Dixon, qui est d’accusé d’avoir tenu des propos menaçants contre Mme Streatch devant les commissionnaires, doit comparaître le 21 avril pour répondre aux accusations.

Bien que Mme Streatch n’était pas dans l’édifice au moment de la présumée infraction, elle qualifie l’incident de « menace directe ».

« Franchement, c’est déconcertant – on ne peut pas s’empêcher d’avoir la frousse devant une situation pareille », a-t-elle souligné.

Elle précise cependant que ce n’était pas aussi effrayant que la première fois que des menaces aient été proférées à son endroit.

Il s’agit d’un incident survenu peu après sa nomination au dossier des services communautaires, a-t-elle indiqué. Ne voulant pas entrer dans les détails, elle a simplement précisé que la police a résolu l’affaire de façon efficace.

« Malheureusement, les clients du ministère des Services communautaires se trouvent souvent aux prises avec le désespoir, ne sachant plus comment se tirer d’affaire », a-t-elle indiqué.

« Je ne connais pas les détails de la situation de cet individu, mais je peux vous affirmer que le quotidien de notre ministère tourne beaucoup plus souvent au drame que les autres ministères. »

Mme Streatch vient d’une grande famille. Son frère Steve Streatch est un conseiller régional et son père Ken était anciennement membre du cabinet provincial. Elle est également fiancée à Gerald Keddy, député fédéral conservateur et père de deux garçons.

Malgré que sa famille soit régulièrement sous l’œil du public, elle souligne qu’il est « souvent très difficile d’accepter que ce genre de chose puisse arriver ».

Elle précise également qu’elle n’a aucunement l’intention de changer ses routines quotidiennes, ni les procédures de sécurité en vigueur dans ses locaux de la rue Spring Garden. Elle félicite d’ailleurs les « excellents commissionnaires » affectés au site pour l’exécution d’une intervention « experte ».

La GRC est responsable de la sécurité des députés et, selon Cecil Clarke, ministre provincial de la Justice, chaque situation est évaluée indépendamment.

« Personne ne veut être entouré de personnel de sécurité chaque fois qu’il décide de sortir », a-t-il précisé.

En 2004, l’ancien Premier ministre conservateur John Hamm avait été menacé à plusieurs reprises par le même homme qui avait menacé de tuer Paul Martin, le premier ministre de l’époque, et George W. Bush, Président des États-Unis.

L’année dernière, quelque 44 manifestants scandaient des slogans et cognaient sur les portes et les murs du centre communautaire « Forties » près de New Ross lors de l’assemblée générale annuelle de l'association locale du parti de Mme Streatch.

Malgré la présence d’agents de la GRC sur le site, un manifestant avait réussi à s’infiltrer, même si ce n’était que brièvement. Comme le résumait ce journal à l’époque, aucune accusation n’avait été portée à la suite de cet incident et la foule s’est finalement dispersée.

Mme Streatch mentionne en outre qu’elle souhaite que ce genre d’incident n’empêche pas les gens à s’impliquer sur la scène politique.

« Chose certaine, a-t-elle dit, cela ne m’empêchera pas d’accomplir le travail que m’ont confié les Néo-écossais lorsqu’ils m’ont élue. »


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