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Réinventer l’image du « nouvel ancien combattant »

La Feuille d'érable, vol 11, no 40
Le 26 novembre 2008

Le petit coquelicot rouge soigneusement épinglé au manteau moyennant un don de quelques sous est devenu le symbole du jour du Souvenir.

Probablement en raison des sensibilités de la « génération du moi » et de la paix relative qui régnait avant les attentats du 11septembre, le jour du Souvenir représentait pour plusieurs une rare occasion de prendre du recul, ne serait-ce que pour un instant, afin de rendre hommage aux anciens combattants et de saluer leurs sacrifices passés, mais aussi actuels.

Toutefois, un nouveau sondage mené par l’entreprise Nanos Research pour le compte de Les Commissionnaires Ottawa laisse croire que les Canadiens éprouvent un nouveau respect pour les hommes et les femmes qui risquent leur vie tous les jours afin de protéger leur pays. Près de 90 % des répondants estiment qu’il incombe à la population de garantir des emplois valorisants pour les anciens combattants à la fin de leur service dans les FC, et 88 % croient que les emplois civils des réservistes appelés à servir devraient être protégés durant leur affectation. Peut-être s’agit-il d’un rappel à l’ordre – d’une correction qui s’impose depuis longtemps – qui permettra de centrer notre attention sur ce qui compte réellement, et ce, non pas uniquement le 11 novembre, mais quotidiennement.

Malgré cette nouvelle vague de reconnaissance nationale, la perception de l’ancien combattant demeure embourbée dans l’époque de la guerre froide. Pour plus de deux tiers des Canadiens, le terme « ancien combattant » évoque l’image d’une personne de 40 ans ou plus. Sachant que les rapatriements de jeunes gens qui reviennent de missions dans des régions aussi lointaines que l’Afghanistan se chiffrent actuellement dans les milliers, profitons du moment pour mieux comprendre le « nouvel ancien combattant » et sa place dans les collectivités.

« Nous souhaitons sincèrement que ce sondage renverse certains stéréotypes liés aux anciens combattants afin de nous permettre de braquer les projecteurs sur l’excellent travail que fait chaque jour la multitude d’anciens combattants employés par les divisions de Les Commissionnaires aux quatre coins du pays », déclare Paul Guindon, chef de direction de Les Commissionnaires Ottawa.

Fondé en 1925 afin d’offrir des emplois valorisants aux anciens combattants canadiens à leur retour de missions en zones de conflit, Les Commissionnaires a toujours su rester scrupuleusement fidèle à son mandat. En plus du domaine de la sécurité privée, l’entreprise, ayant élargi sa palette de services, offre maintenant des services d’application des règlements, de prise d’empreintes digitales numériques, d'experts-conseils et de formation. Bien que l’évolution de Les Commissionnaires se fasse en fonction de l’augmentation des responsabilités confiées à ses agents partout au pays, elle constitue un résultat direct des nouvelles compétences qu’acquièrent ses recrues durant leur service militaire.

M. Guindon précise d’ailleurs que de nombreux anciens combattants rapatriés sont ravis de constater à quel point il est facile de se faire une place au sein de l’entreprise, malgré le contexte économique actuel. « Nous sommes probablement l’une des rares entreprises canadiennes qui envisagent l’embauche de nombreuses recrues au cours de la prochaine année plutôt qu’une réduction de l’effectif. Puisque les services de police sont sollicités au maximum, Les Commissionnaires connaît un succès retentissant. »

Il importe toutefois de noter que l’industrie de la sécurité privée est l’un des secteurs les plus férocement concurrentiels du Canada. Lorsqu’on lui demande d’expliquer comment Les Commissionnaires a réussi à se hisser au premier rang de l’industrie, M. Guindon attribue le succès de l’entreprise à un seul élément : « C’est notre équipe. Les anciens combattants et les réservistes membres de notre personnel revêtent une importance capitale pour notre entreprise et pour le travail que nous accomplissons. »

Ces gens revêtent également une importance capitale pour le Canada et pour sa place dans le monde, une perception qui s’enracine dans notre quotidien.


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