Communiqués de presse
Un résident de Surrey reçoit le prix du Gouverneur général
Un commissionnaire reconnu pour sa mission d’aide humanitaire à Sarajevo
Le 26 avril 2010 Vancouver, C.-B. – Carl Huggins, ancien membre des Forces canadiennes, a reçu la Mention élogieuse du commandant en chef à l’intention des unités décernée par le Gouverneur général lors d’une cérémonie spéciale tenue le 23 avril 2010 au Manège militaire de Seaforth, à Vancouver. M. Huggins a été reconnu pour sa contribution, en sa qualité de soldat, à la libération en juillet 2002 de l’aéroport de Sarajevo assiégé sous le feu de tireurs d’élite et de bombardements serbes afin d’ouvrir la voie à l’aide humanitaire dans la ville et les environs.
Créée en juillet 2002 par le Gouverneur général, la Mention élogieuse du commandant en chef à l’intention des unités reconnaît le service exceptionnel des unités des Forces canadiennes en temps de conflit sous le feu direct de l’ennemi.
En 1992, Huggins faisait partie de la compagnie Novembre, 3e Bataillon, Royal Canadian Regiment, rattaché au Royal 22nd Regiment (Van Doos) déployé dans l’ancienne république de Yougoslavie dans le cadre de l’Opération Harmony – une mission de maintien de la paix.
Bien que Carl se dise fier et honoré de recevoir cette mention, il souligne que cet honneur l’oblige à revivre de difficiles souvenirs. « C’est sûr que je me sens valorisé d’avoir contribué à l’ouverture de l’aéroport de Sarajevo afin que les gens puissent commencer à recevoir de l’aide humanitaire, de la nourriture, et des couvertes. »
Néanmoins, Carl garde également de mauvais souvenirs. Il se souvient d’avoir aidé à accoucher le bébé d’une mère atteinte par un tireur d’élite qui est morte peu après l’accouchement. Il se souvient d’avoir découvert un camp de concentration rempli d’hommes de tous les âges, y compris des bambins et des hommes très âgés, si gravement dénutris qu’il hésitait même à partager ses rations par crainte de faire plus de tort que de bien. Il a vu des amis souffrir des blessures, il en a vu mourir, et il a été lui-même atteint par balle.
Nul ne peut nier que Carl a assez vu d’adversité pour abattre même la personne la plus positive. Néanmoins, sa vision positive du monde demeure inébranlable. « Nous vivons dans un monde magnifique, souligne-t-il en précisant que, pour lui, rien n’est plus important que la famille. On dirait qu’on n’apprécie jamais nos amis et notre famille autant qu’ils le méritent avant qu’on ait vécu un traumatisme physique ou émotif, poursuit Carl. Nous avons besoin de tous ceux qui nous entourent. Peu importe qu’ils soient positifs ou négatifs, chacun nous apporte une perspective nouvelle. »
Carl a grandi à Richmond en Colombie-Britannique. À peine quelques heures après son retour du bal des finissants de l’école secondaire de Richmond, il s’est pointé au bureau de recrutement des Forces canadiennes pour s’enrôler. « À l’époque, je n’étais jamais allé plus loin que le Manitoba, a affirmé Carl. Je voulais voir encore plus du Canada, je voulais voir le monde, et je voulais faire un travail qui me permettrait d’aider à rendre la vie meilleure pour autrui. »
Initialement, le prix devait lui être remis à Ottawa en 2009 par Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, Gouverneure générale. Toutefois, puisque Carl préparait à ce moment-là l’arrivée de sa nouvelle fille, il a choisi de se faire remettre son prix par le Directeur général Allen Batchelar lors de la cérémonie annuelle de remise de prix de Les Commissionnaires Colombie-Britannique. « Carl a fait un très dur travail dans des circonstances extrêmement difficiles – plus difficiles que nous ne pourrions l’imaginer, a précisé Allen Batchelar. Toute sa vie, Carl s’est dévoué au bien-être des autres, faisant fi des dangers auxquels il s’exposait. Nous sommes extrêmement chanceux de pouvoir compter un homme de cette trempe parmi notre équipe. »
Carl s’est joint à Les Commissionnaires en 1993. Aujourd’hui, il est affecté au service de l’application des règlements de stationnement sous contrat avec la municipalité de Surrey. Les Commissionnaires est un organisme sans but lucratif voué à offrir des emplois valorisants aux anciens membres des Forces canadiennes et de la GRC. Huggins estime qu’il était logique de poursuivre une carrière avec Les Commissionnaires. « Je voulais continuer à porter un uniforme et je voulais continuer à servir mon pays. Pour une personne comme moi, issue d’un corps d’infanterie du front ou des Forces spéciales, c’est le meilleur moyen de maintenir un lien avec ses racines militaires dans le secteur civil. »
Historique : Siège de Sarajevo, 1992 - 1996
Le siège de Sarajevo est le plus long siège d’une capitale de l’histoire de la guerre moderne. Durant la guerre de Bosnie, les forces serbes de la Republika Srpska autodéclarée et l’Armée populaire yougoslave ont assiégé Sarajevo, la capitale de la Bosnie-Herzégovine, du 5 avril 1992 au 29 février 1996.
Lorsque la Bosnie-Herzégovine a proclamé son indépendance de la Yougoslavie, les Serbes, dont l’objectif était de créer un nouvel État serbe, soit la Republika Srpska, comprenant une partie du territoire de la Bosnie-Herzégovine, ont déployé une force de siège de 18 000 combattants positionnés dans les collines entourant la ville de Sarajevo. De là, ils ont lancé leur assaut de la ville avec un arsenal d’artillerie, de mortiers, de chars d’assaut, de canons antiaériens, de mitrailleuses lourdes, de lance-roquettes multiples, de bombes larguées d’avions, et de fusils de tireur d’élite. À partir du 2 mai 1992, la ville était sous blocus serbe. Les forces de défense du gouvernement serbe, comprenant quelque 40 000 combattants, à l’intérieur de la ville assiégée étaient trop mal équipées pour libérer la ville.
L’on estime que près de 10 000 personnes, comprenant plus de 1 500 enfants, ont été tuées ou portées disparues dans la ville. L’on recense également 56 000 blessés, dont quelque 15 000 enfants. Sous l’effet de la tuerie et de la migration forcée, la population ne se chiffrait plus qu’à 334 663 habitants en 1995 – soit 64 % de ce qu’elle était avant la guerre. Après la guerre, le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie a condamné deux généraux serbes pour plusieurs crimes contre l’humanité commis durant le siège. Stanislav Galić et Dragomir Milošević ont été condamnés à l’emprisonnement à perpétuité et à 33 ans d’incarcération respectivement. L’un des 11 chefs d’accusation pesant contre Radovan Karadžić, l’ancien président de la Repbulika Srpska, concerne le siège. Dans sa déclaration d’ouverture, le procureur affirmait ce qui suit :
« Le siège de Sarajevo, comme on a fini par l’appeler, est un épisode d’une telle notoriété dans le conflit en ex-Yougoslavie qu’il faut remonter à la Seconde Guerre mondiale pour trouver un parallèle dans l’histoire de l’Europe. Depuis lors, aucune armée régulière n’a mené contre les habitants d’une ville européenne une campagne d’une violence si implacable qu’elle les a plongés dans un état de dénuement digne du Moyen Âge où ils étaient hantés par la mort. Tout au long de la période couverte par l’acte d’accusation, un habitant de Sarajevo n’était nulle part à l’abri d’une attaque délibérée, que ce soit chez lui, à l’école ou dans un hôpital. »
Source : http://en.wikipedia.org/wiki/Siege_of_Sarajevo
L’Aéroport de Sarajevo durant la Guerre de Bosnie
Durant les premières semaines de la guerre de 1992 à 1995 en Bosnie-Herzégovine, l’aéroport de Sarajevo a été envahi par les forces serbes qui l’ont pillé et causé d’importants dommages. De juin 1992 jusqu’à la fin de la guerre, l’aéroport était sous le contrôle des Nations Unies qui l’utilisaient pour les vols à vocation humanitaire lorsque les forces serbes le permettaient. L’aéroport fut le site de plusieurs tragédies durant la guerre étant donné que le seul moyen de quitter la ville était de traverser les pistes pour rejoindre le territoire du gouvernement de l’autre côté. Les artilleurs serbes stationnés sur trois côtés de l’aéroport ont tué quelque 800 personnes jusqu’à ce qu’un tunnel soit creusé sous la piste.
Source : http://en.wikipedia.org/wiki/Sarajevo_International_Airport
Les Commissionnaires C.-B.
Les Commissionnaires C.-B., la plus importante entreprise de sécurité de la Colombie-Britannique, compte sur un effectif de plus de 1 600 professionnels et couvre un territoire plus vaste que n’importe quelle autre entreprise de sécurité. Les Commissionnaires n’est pas une agence du gouvernement fédéral ou provincial ; c’est un organisme privé sans but lucratif et autosuffisant. Cette façon de faire permet à l’organisme de réaliser son mandat d’offrir des emplois valorisants aux anciens membres des Forces canadiennes et de la GRC. L’organisme embauche également des personnes sans antécédents de service militaire ou policier.
Aperçu des services : services de gardiens de sécurité, d’application des règlements, d’identification, de formation, et d’expert-conseil en matière de sécurité. Les Commissionnaires C.-B. protège les aéroports, les installations portuaires, les frontières, et les installations du gouvernement. Nous sommes à l’œuvre dans les écoles, les commerces, et les complexes résidentiels. Pour en savoir davantage, consultez www.commissionaires.bc.ca.
Pour de plus amples renseignements, contactez :
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